
suite à une série d'èvenements l'envie d'écrire est revenue.
rien n'était écrit, loin de là. justement j'en suis là. revenue à mon exutoire. mon espace de libération, mon mouchoir à ces nouveaux maux, à ces nouvelles craintes. mon exutoire intemporel, l'habillage allant avec. pas de floritures, justes les mots, mes craintes, mes peurs, eux et puis toi. mon caviar et mes pâtes.
je suis arrivée à un stade où je ne suis plus qu'une spectatrice de ma vie, les gens se déchirent autour de moi, pour moi. ce trop plein d'amour me perd, je ne peux plus faire de choix. je ne peux plus rien faire sans que celà n'ait de conséquences, sur toi et notre amour, sur eux et leurs amours.
tous les jours confrontés à ce dilemme. dilemme d'une vie. emprisonnée dans ce que je suis et ce qu'ils auraient voulu que je soit. entre ce que je vis avec toi et nos rêves, entre eux et l'avenir.
que choisir?
le rêve, l'avenir.
cette balance penche au grès de ses actes et dès leurs, un contre poids incessant que je n'arrive plus à maitriser, qui me file entre les doigts. l'envie d'agir est là mais pour qui? pour quoi? agir pour moi mais comme toi ou comme eux? agir pour moi. je ne cesse de me le répéter mais je suis en dehors de tout ça, ou du moins je n'arrive pas à être dedans, ou je ne veux pas faire ce choix.
les choses seraient plus facile sans doute si tu changeais et t'adaptais à eux. si eux aussi lachait du leste.
je suis entre-deux.
entre deux générations. celle du vivre sa vie sans contraintes et l'autre de vivre par le travail et la construction d'un avenir.
ma seule faute est mon amour pour toi.
seul le temps pourra sans doute me dire quoi faire, mais le temps lui aussi passe, et le bonheur qui pourrait aller avec lui aussi.
je suis la proie d'une souffrance qui ne devrait exister. de l'amour.
l'amour me détruit, de par et d'autres elle m'assaille et me transperce, et celui que je donne n'est pas à la hauteur ou bien trop démesuré.
peut être qu'ils ont raison? ou bien toi?
mais qui peut agir à part moi?
moi seule.
c'est bien là le problème malgré tout cet amour qu'on m'offre, c'est l'amour de la souffrance qui crie,hurle et pleure une moi qu'on veut prêt de soi, rien que pour soi.
je pense à eux et au mal que je leur fait. mais aussi à toi et à ce que sans doute je te ferai endurer.
j'aurai aimé avoir le choix des pâtes au caviar, c'est ce que j'aurai voulu, mais ni toi ni eux ne veulent s'allier pour moi.


